Plus tard

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On lit dans un livre de P. LASNIER-CONFOLENS datant d'un siècle environ et consacré à LA CROIX sur GARTEMPE, ces lignes :

Au VIIe, VIIIe et IXe siècles, le territoire de la paroisse de LA CROIX était compris dans la division civile appelée en latin VIGERIA PARIACI, dont le chef-lieu était PEYRAT, localité importante à l'époque, plus importante encore à l'époque gallo-romaine : de PEYRAT dépendaient alors BELLAC et MAGNAC. Plus tard, la paroisse de LA CROIX fut comprise dans le ressort du CHATEL du DORAT.

À peu de distance de MONTAUMART, sur le bord de la côte qui descend à la GARTEMPE, on aperçoit un dolmen renversé d'un côté, dernier vestige superstitieux de nos ancêtres les Gaulois. C'est là, qu'au milieu des bois, nos pères se réunissaient à certaines époques pour couper le guy sacré et offrir des sacrifices à TEUTATES et quelquefois des sacrifices humains dont les victimes étaient brûlées sur la pierre dans des mannequins d'osier.  Toutes ces superstitions et les sacrifices humains disparurent peu à peu lorsque ST MARTIAL vint apporter les lumières de la foi dans la province de Limoges. Chose digne de remarque, se trouve un autre dolmen, situé de l'autre côté de la GARTEMPE, paroisse de PEYRAT, sur le bord de la côte. Des deux côtés les deux sacrificateurs pouvaient, sinon se voir, du moins s'entendre et frapper les victimes en même temps. Ce rapprochement, vis-à-vis des deux dolmens, est-il un fait exprès ou une simple coïncidence ? Ceux qui ont choisi l'emplacement ne sont plus là pour le dire. Le village d'AMBE semble tenir son nom du latin AMBAE (deux) à cause des deux rivières : la GARTEMPE et le VINCOU dont le confluent est situé dans la commune de PEYRAT près de la ferme de LA BREGERE.

Dans le dictionnaire des communes de la Haute-Vienne du chanoine LECLERC paru aux environs de 1915, on peut lire : PEYRAT de BELLAC (appelé aussi PEYRAT en MARCHE dans le même volume), chef-lieu de commune dans le canton de BELLAC, a une superficie de 3128 ha et 1280 habitants (1160 maintenant). Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 197 mètres sur la rive de la Gartempe et de 267 mètres près du village de Bellevue.

PEYRAT était une cure dans l'ancien archiprêtre de St JUNIEN qui avait pour patron SAINT-MARTIN de TOURS....... Il y avait dans cette église une vicarie dite du ST ESPRIT et une autre de ST CHRISTOPHE et STE CATHERINE. Il y avait aussi dans la paroisse deux annexes : une de ST MARTIAL et l'autre de ST MAIXENT. On constate leur existence en 1561 et 1661 mais elles ont été ruinées vers la fin du XVIIIe siècle.

Pierre ROBERT, mort en 1658, dit dans ses mémoires que dans son temps il y avait au bourg de PEYRAT, une chapelle dédiée à ST MARTIAL semblable à ce que l'on appelait "le temple octogonal de MONTMORILLON"; c'était l'église ST MARTIAL, annexe de PEYRAT. Sur une place, au nord du bourg, on voyait avec de vieilles constructions plusieurs anciennes pierres tombales qui ont été détruites vers 1750. Dans les travaux d'assainissement exécutés sur la place ST MAIXANT, et pendant les fouilles pour la construction de la nouvelle Maison d'Ecole ainsi que dans un pré voisin de la Mairie, on a découvert en 1901 d'autres sarcophages en pierre de forme rectangulaire. On y a aussi recueilli plusieurs petits urnes en terre comme on en trouve dans nos anciens cimetières. Ces urnes, remplies d'eau bénite, été soigneusement placées par nos aïeux dans le cercueil de leurs morts.

 

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